La décision de la Banque centrale européenne, début décembre, de réduire ses taux directeur de 0,75 points de base a été sans effet sur les crédits. D’où le début de nouvelles critiques à l’encontre des banquiers.
En un an, le taux des crédits aux ménages a augmenté de 0,45 points de base, à 6,22 %, comme ceux des entreprises à 5,53 %. Malgré un fléchissement à la rentrée, les banques n’ont pas l’intention de réviser à la baisse leurs taux, mettant en avant le coût de refinancement sur les marchés. Qu’il s’agisse des conditions de refinancement par la Société de financement de l’économie (SFES) ou des émissions en direct réalisées cette fin semaine par BNP Paribas et Société Générale, les prix restent très élevés, au-dessus de 8 % dans le premier cas. Et le coût de refinancement de BNP Paribas, la banque la mieux placée pour augmenter sur les marchés, a augmenté d’une cinquantaine de points de base en avril.
Depuis un an, les encours de crédit ont crû de 9,5 % en France, à 1,434 milliard d’euros. Les crédits aux entreprises ont été particulièrement dynamiques (10,6 %), à 664 milliards. La seule région francilienne porte 562 milliards de prêts, quand 19 autres en concentrent moins de 75 milliards. LES ECHOS.


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